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La simplicité d’Idenics

 

Puisque toutes les données concernant une personne existent en elle, certains pourraient se demander pourquoi cette personne ne peut pas traiter elle-même ses propres inhibitions mentales et émotionnelles. Ce n ‘est pas qu’ils ne peuvent pas, mais résoudre soi-même ses propres situations peut être extrêmement difficile. L’expression « vous ne pouvez voir l’arbre qui cache la forêt » s’applique aux difficultés que vous rencontrez lorsque vous voulez le faire par vous-même. Il est difficile de prendre un point de vue extérieur, ou d’être objectif, pour vous poser les bonnes questions, lorsque vous êtes submergé par la confusion que contient la situation. Cette difficulté se manifeste très souvent chez les clients, dès le départ, lorsqu’ils vont en séance pour la première fois.

Habituellement, le client arrive en séance avec une situation personnelle non désirée, qu’il considère comme mauvaise et dont il veut se débarrasser, ce qui peut être compréhensible et logique. Mais, à ma connaissance, personne ne peut se débarrasser de quoique ce soit, si ce n’est de l’automatisme qui est lié à cette situation. Par exemple, la colère n’est ni bonne, ni mauvaise ; il faut simplement savoir si elle est adaptée ou non à la situation. Si trois gars sont en train de tabasser quelqu’un, cela pourrait être une réaction appropriée que de se mettre en colère. Mais si une personne balance son enfant à travers la pièce parce qu’il a renversé son lait, c’est une colère qui est inappropriée. Pourtant,  la personne qui a un problème avec ses colères, et qui perd sa famille à cause de cela, n’a pas les deux points de vue. Pour elle, la colère n’a aucune utilité, et doit être éliminée. Pourtant, il peut être de quelqu’utilité d’apprécier la situation à sa juste  valeur. Il ne viendrait surement pas à l’idée de la personne qui proteste violemment contre cette situation, d’examiner comment elle aurait pu utiliser la colère, ou comment cette colère aurait pu lui être utile.

John Galusha prenait comme exemple le cas d’un homme  qui était venu le voir à cause d’une situation où, à chaque fois qu’il sortait dans la rue, il devait compter toutes les fenêtres du premier étage de la ville où il se trouvait. Cette situation n’était pas grave en elle-même, mais à cause de cela, le client était toujours en retard à ses rendez-vous.  Cette situation a été abordée lors d’une séance, et elle a été résolue. Cela ne signifie pas que cet homme ne peut plus compter le nombre d’étages à chaque seconde, s’il le souhaite. Résoudre la situation signifie que cet homme n’est plus obligé de compter les étages à chaque fois qu’il sort.

En tant que praticien d’Idenics, mon but est d’aider le client à se libérer vraiment de ses situations personnelles indésirables. Se libérer vraiment d’une situation signifie que la personne est libre de la vivre ou non. En d’autres termes, une situation est complètement résolue quand l’individu  a le choix. La personne peut maintenant, à sa discrétion, entreprendre ou non des actions précédemment compulsives.

En tant que praticien d’Idenics, mon travail est de poser les bonnes questions, mais ces questions ne sont pas basées sur des idées préconçues que je pourrais avoir à propos du client ou sur des solutions que j’aurais pu imaginer pour cet individu. Tout ce que je peux connaitre à propos d’un client vient de ce qu’il ma dit. Mon savoir-faire correspond à ma connaissance de la manière dont les gens accumulent, ou restent piégés dans des situations non désirées, et les questions que je pose sont basées sur ces concepts. Ainsi mes questions ne sont pas basées sur ce que je pense connaître de l’individu. Le but de chaque question est simplement de faire en sorte que le client regarde ce qu’il a à regarder, ensuite, il voit  ce qu’il voit. Le mieux que je puisse espérer est que ma question soit appropriée et qu’elle soit suffisamment proche de la réalité de la personne, pour que l’individu soit capable de regarder ce qu’il doit regarder pour résoudre sa situation.

Nous avons travaillé durement pour mettre au point nos questions, il a fallu plus de cinquante ans pour les développer. Pourtant, la meilleure question ne produit des résultats que dans 80% des cas. Heureusement, nous disposons de suffisamment de questions, et d’une certaine expertise pour inventer de nouvelles questions au  cours d’une séance. Ces techniques, combinées entre elles, nous permettent d’obtenir de bons résultats dans 95% des cas

Avec Idenics, chaque question est juste un moyen de dire « Regarde ». Tout le travail du praticien d’Idenics peut être décrit comme ceci : faire en sorte que le client regarde, et le faire continuer à fouiner là où il a mis son nez, aussi longtemps que nécessaire pour examiner à fond ce qui doit l’être. Ceci rend le travail du client assez simple. Le seul travail du client Idenics est de regarder.

Nombreux sont ceux qui ont beaucoup réfléchi à leurs problèmes. Ils ont probablement passé pas mal de temps à cogiter et à ruminer à propos de leurs situations, sans résultat. Réfléchir n’est pas mauvais en soi. La réflexion se justifie lorsqu’il s’agit de résoudre un problème de mathématique, mais elle n’est pas trop utile lorsqu’elle a pour but de résoudre une situation personnelle indésirable. Pour s’efforcer de résoudre une telle situation, il faut « regarder ».

Quand, avec Idenics,  nous disons « regarder », nous voulons simplement dire « observer ce qui se trouve là ». C’est aussi simple que cela : je vous demande de regarder le sol et de me dire ce que vous voyez. Vous regardez, et voyez une fourmi et un petit morceau de corde. Regarder n’est rien d’autre que cela. Quand le praticien pose une question, le client regarde et voit ce qui se présente. C’est aussi simple que cela. Le fait de regarder et d’observer précède toutes les prises de conscience, toutes les révélations et toutes les expériences spirituelles qu’une personne puisse faire.

 

Mike Goldstein.

Traduction : Joëlle Charbonnier