tel. +32 9 335 88 86    |    gsm +32 493 49 72 64    |    annabel.bourgois@gmail.com

Additifs: Moins on en ajoute, mieux c’est.

 

Additifs : «  moins on en ajoute, mieux c’est ».

 

Dans le vaste domaine de l’amélioration personnelle, il est difficile de déterminer qui détient les bonnes réponses. Pourtant, il est vrai que nombreuses sont les propositions. Des milliers d’idées et de concepts ont été avancés. Cependant, il y a un sujet rarement abordé, c’est ce qu’ « Idenics » appelle les « additifs ».

Les idées fixes, les croyances, les décisions, et les choses dont une personne se passerait bien sont des additifs à sa personnalité fondamentale. Cependant, lorsque les praticiens d’Idenics parlent d’additifs, ils font référence aux explications qu’une personne avance quand elle se heurte à une situation personnelle non désirée qu’elle cherche à résoudre. En général, les réponses que cette personne a trouvées  ne produisent qu’un soulagement temporaire. Mais comme elles ont plus ou moins fonctionné, même si ce fut brièvement, l’individu s’y accroche. Ainsi, cette personne est toujours sujette à la situation non désirée, avec en plus,  l’explication qu’elle en a trouvée.

C’est donc principalement la personne elle-même qui crée ses additifs. Il est effarant de voir à quel point un individu peut accumuler d’additifs, et ce en cherchant des réponses à ce qui ne va pas. Nos propres réponses aux questions que nous nous sommes posées,  nos propres réponses à des questions comme  « Qu’est ce qui ne va pas chez moi ? » ou «  Pourquoi je fonctionne comme ça ? », questions que nous nous posons nous-mêmes, sont une source de détresse perpétuelle. La plupart des réponses trouvées ne sont que des spéculations qui proviennent bien plus de nos pensées que de nos observations de la réalité. Le danger de cette auto-inspection est de se retrouver coincé dans des réponses ou des explications qui ne sont que des spéculations.

Etant dans l’incapacité de résoudre eux-mêmes leurs situations, les gens se tournent alors vers d’autres personnes pour avoir de l’aide, espérant ainsi  obtenir des réponses de leur part. Une recherche dans les domaines de la thérapie et de l’amélioration de soi vous conduit à pléthores d’explications. Il est reconnu qu’une personne souffrant d’une situation personnelle non désirée est vulnérable, et qu’elle peut être une proie facile pour des charlatans. Mais, lorsque les gens souffrent, ils peuvent être trompés bien au-delà de l’escroquerie. Les gens qui souffrent sont enclins à accumuler des additifs.

Que les explications soient correctes ou non, le simple fait de les accepter procure un soulagement temporaire. Par exemple, Jules va chez un « psy » et dit : « pourquoi est-ce-que je me sens épuisé mentalement, en permanence ? ». Le « psy » explique : « Quand tu t’endors la nuit, des extra-terrestres envoient des ondes dans ta tête et celles-ci t’affaiblissent. » Jules pense en lui-même « C’est vrai que je me sens habituellement apathique le matin, ça fait du sens !» Jules va peut-être se sentir mieux car la réponse est une explication à sa situation, mais cette situation persiste.

Voici un autre exemple : Marie se sous-estime. Elle achète un livre, »Comment améliorer l’image que vous vous faites de vous-même ? ». L’auteur écrit, « Vous vous sous-estimez à cause des idées qui vous ont été imposées par vos parents lorsque vous étiez jeune. «  Marie pense en elle-même : «  Mon père m’a dit que je ne valais rien. Oui, ça fait du sens ! » Il est possible que son père lui ait dit qu’elle ne valait rien parce qu’elle se sous-estimait. Le fait qu’elle repère cela a probablement contribué à une amélioration personnelle. Mais, comme il y a davantage de choses à regarder pour que cette situation disparaisse entièrement, son soulagement fut passager. Marie se sent mieux pour le reste de la journée, mais le jour suivant, lorsque son patron lui hurle dessus, elle retombe dans la même situation  et elle se sous-estime comme avant.

Certains pourraient argumenter et dire qu’au moins la personne se sent mieux momentanément. Et d’ajouter, si ce n’est que ça, où est le problème ? Mais, à cause de ces « mieux-être », les gens ont tendance à en rester là, ou ils restent sur la défensive et vivent  leur vie avec des explications qui semblent donner des résultats, et ils ne reviennent plus jamais sur ces explications pour les examiner un peu plus. Et c’est ainsi que ces gens continuent de souffrir de la situation initiale, et, en plus, ils ont maintenant quelque chose qu’ils n’avaient pas avant : l’explication liée à cette situation, c’est un additif à la situation initiale.

Si vous avez déjà parlé avec quelqu’un qui a suivi une thérapie pendant plusieurs années, vous vous êtes peut-être rendu compte que cette personne pouvait rester assise des heures à vous parler, et à vous expliquer toutes les raisons des situations non désirées qu’elle vit, alors qu’elle continue à en souffrir. En fait, lors de ces conversations, vous étiez confronté à ses additifs.

Il semble que les gens soient attirés par les additifs et même qu’ils en réclament. En fait, ce qui permet au  problème de persister, est recherché comme étant une solution. C’est pourquoi  les professionnels qui travaillent dans le domaine de l’amélioration personnelle et de la thérapie, et qui proposent un maximum d’explications et de réponses sont probablement ceux qui gagnent le plus d’argent. Bizarrement, ces personnes profitent du fait qu’elles donnent à leur client de nombreuses opportunités d’accumuler des additifs. Mais, ces personnes ne « réussissent » que parce que cela correspond à une demande, une demande d’explications et de réponses.

Il existe depuis des siècles, une philosophie qui a fait couler beaucoup d’encre, mais qui a été très peu appliquée, c’est celle qui affirme que chacun est unique, que tous les gens sont différents les uns des autres, et que par conséquent c’est en eux-mêmes que se trouvent les réponses aux questions qui les concernent.  Nombre de personnes sont probablement d’accord avec cette philosophie. Et pourtant, lorsque vous recherchez de l’aide, on vous propose des réponses. Si vous êtes unique et différent, et que les réponses que vous recherchez à votre propos sont en vous, comment est-il possible que quelqu’un d’autre connaisse ces réponses ?

Si ces réponses sont partie intégrantes de l’individu, il est alors seulement question pour l’individu d’être capable de les découvrir. Le praticien d’Idenics va faciliter cette quête, en aidant les gens à accéder à ce qu’ils ont été incapables  de voir jusqu’à présent. Les questions et les techniques utilisées pour accomplir cela, y compris les concepts liés à ces procédures, sont les outils du praticien. Ils correspondent aux «mécanismes »qui  permettent d’atteindre le résultat escompté. Mais pour que les praticiens d’Idenics aient une vue d’ensemble des potentiels de ces « mécanismes », ils doivent savoir s’en servir parfaitement. Et c’est seulement en utilisant les mécanismes d’Idenics, que le praticien pourra faire l’expérience de la magie de cette méthodologie, et qu’il en tirera tous les bénéfices qui y sont liés.

Avec Idenics, nous nous efforçons autant que possible, de ne laisser aux personnes, que peu de chances d’accumuler des additifs, activité qui relèverait selon les principes d’Idenics, d’une application erronée. Celui qui ne comprend pas à fond le concept d’additif, n’a aucun espoir de comprendre comment utiliser Idenics, car ce concept est vraiment fondamental. En voici un exemple.

On a accordé beaucoup d’importance au fait que le client fasse confiance à son praticien (thérapeute). Je suis vraiment d’accord pour dire qu’il est important que le client fasse confiance à son praticien, mais il est au moins aussi important, voir plus important que le praticien fasse confiance à son client. Je suis absolument certain que mes clients ont en eux toutes les informations dont nous aurons besoin pour résoudre n’importe quelle situation qui les concerne. Qui d’autre pourrait avoir l’information ? Personne d’autre n’a vécu leurs vies, n’a eu leurs expériences, ni ne pourrait savoir comment cet autre individu réagirait à telle ou telle confusion. Le client n’a peut-être pas l’information sous la main, mais ensemble, nous pouvons, en général, la trouver. En vingt-cinq ans, je n’ai jamais eu à demander au client de me faire confiance. Si je leur fais confiance, ils en font autant.

Les gens ont du mal à imaginer comment nos clients peuvent se sortir si rapidement des situations qui les ont perturbés pendant des années, et ce malgré de nombreuses tentatives, d’innombrables méthodes et  systèmes pour  les résoudre. Voici quelques observations que j’ai pu faire en travaillant avec Idenics, sur des milliers de gens pendant un quart de siècle : les gens ne sont pas aussi empêtrés qu’ils le croient, ou que les autres veulent bien leur faire croire. Nombreux sont ceux qui peuvent faire ce travail assez facilement, si personne ne se met au milieu de leur chemin. Et ce que j’entends par «ne pas se mettre au milieu de leur chemin » signifie ne pas émettre de jugement, ni d’évaluation, ni de suggestion, ni d’opinion car ceux-ci, pour la plupart, augmentent les probabilités que la personne « s’empêtre »avec de nouveaux additifs.

Avec « Idenics », nous faisons confiance à nos clients, nous les croyons, et respectons le fait qu’ils soient uniques et autodéterminés. Pour nous, le respect de la philosophie de notre technique et la qualité de notre travail  sont bien plus importants que nos propres désirs d’expansion et de réussite financière. Ce n’est pas une voie toujours facile, mais nos clients vont bien et c’est la meilleure récompense que puisse nous donner cette activité.

En espérant que ce que j’ai dit au sujet des additifs vous soit d’une quelconque aide, que vous soyez venu à nous pour des services ou non.

 

Mike Goldstein.

Traduction par Joëlle Charbonnier